C’est comme deux gamins qu’ils sont allés acheter leur CD dans une FNAC parisienne. Lundi 18 mai, date d’une sortie programmée pour être à l’échelle du globe par Warner Classics & Jazz. Ensemble. Parce qu’ils ont aussi cette particularité d’être nés à quelques minutes d’intervalle, il y a trente-trois années de ça, clinique de Saint-Saulve. De vrais jumeaux.
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Xavier Phillips en récital exceptionnel à Berlin
De très nombreuses manifestations se tiendront à Berlin à la rentrée pour célébrer le 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.
A cette occasion, un concert exceptionnel du violoncelliste français Xavier Phillips (en hommage à Mstislav Rostropovitch) sera donné dans l’église de la Réconciliation de Berlin le 25 septembre 2009.
Albums disponibles chez Lontano :
Valentina Igoshina à Macao
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MACAO ORCHESTRA Friday, 05 June 2009
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Classics Series “The Great Symphony” Concert One of the most outstanding modern-day classical pianists, Valentina Igoshina, “the new star of the legendary Russian piano school” is joining the Macao Orchestra and Conductor Lü Jia on stage tomorrow at 8pm at the Macao Tower Auditorium.
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Christophe et Tony Raymond / La Voix du Nord (23 mai 2009)
Presque des enfants de Denain. Pendant dix ans, entre 1976 et 1986, des frères jumeaux, Christophe et Tony Raymond, ont grandi ici, au-dessus du magasin de musique de leur parent, rue de Villars. Depuis, ils sont devenus un duo de jazzmen reconnus. Auteurs et interprètes d’un premier CD chez Lontano (Distribution, Warner Jazz).
Une sortie mondiale, s’il vous plaît.
On les appelle « Les deux anges du jazz ». Christophe et Tony Raymond. Dans le milieu, plus simplement, on parle des « Frères Raymond », adoubés par Michel Petrucciani ou encore Didier Lockwood – d’ailleurs invité de marque sur cet album. Nés un 12 mai, la vie leur a offert à quelques jours près ce après quoi ils courent depuis une éternité. Tels un duo d’alpinistes à l’assaut du K2, la sortie de leur premier album sonne comme un départ définitif du camp de base vers le sommet. Deux autres opus sont d’ores et déjà prévus sous le label Lontano.
L’un comme l’autre, deux voix aux timbres quasi égaux au téléphone, ils confirment : « Ça a été horriblement dur ». Arriver jusque-là. «Pendant quatorze ans, il n’y avait que nous deux pour s’accrocher, et quelques personnes, heureusement, autour de nous qui ont été nos lampadaires sur notre chemin… » Mais l’obstination et le talent en valaient la chandelle. Avec ce côté de ne pas y croire, toujours dans la bouche de Christophe : «C’ est un peu exceptionnel ce qui nous arrive, surtout en ce moment avec la crise du disque, signer pour trois albums en sortie mondiale et que ça soit le n°2 de Warner qui s’occupe de la promotion…» Ils ont passé leur prime enfance à Denain. Au 116 bis de la rue de Villars. Dans un véritable bain musical. À l’époque, les numéros de téléphones ne possédaient que six chiffres et la mode était beaucoup au piano à bretelles. Comme leur maman, Louisette Raymond à la ville, mais Lise Darnell à la scène, derrière son accordéon. Une Haveluynoise pur jus, bien connue des soirées régionales d’alors, où elle se produisait avec son orchestre.
La famille possède un magnifique magasin de musique – en plus des cours dispensés à l’école d’orgue – dans l’artère principale de la cité feumière. Dans lequel les deux frangins vont jouer leurs premières gammes. « Les souvenirs que j’en ai, c’est de bons souvenirs », affirme encore aujourd’hui Tony. «Par exemple, quand je descendais l’escalier pour aller en bas alors que c’était l’heure de me coucher et que je n’avais pas le droit de descendre… J’y allais en cachette pour essayer de toucher un piano.» Départ ensuite pour Perpignan, années conservatoire. Actuellement en pleines tractations pour trouver un tourneur international, parions que le théâtre de Denain accueillerait avec le plus grand plaisir ses deux prodiges.
Laurent Breye
5 questions au Duo Ykeda
A quelques jours de la parution de leur CD dédié à Franz Schubert, le Duo Ykeda répond en avant-première à 5 questions :
Jouer à 4 mains, cela signifie partager avec l’autre le piano mais aussi et avant tout concevoir une interprétation ensemble. Comment travaillez-vous l’approche musicale d’une œuvre ?
On vit avec la musique, elle évolue avec nous et nous changeons avec elle. Pour ce CD dédié à Franz Schubert, on peut parler de vingt années au moins de ‘‘vie commune’’. De cette lente maturation naît au fil du temps des approches multiples. La première, celle que nous privilégions est instinctive. Ensuite, un passage obligé par l’analyse nous emmène aussi sur les traces de la vie du compositeur, sur la compréhension de son cheminement musical et humain.
Pour un artiste, quelles sont les principales différences entre interpréter une pièce pour 2 pianos et une autre à 4 mains ?
L’espace vital ! À quatre mains, il faut accepter de TOUT partager : le clavier, les pédales, le son, l’espace. C’est un travail sur soi, c’est une vraie histoire de couple. Il y a probablement cette même problématique dans la vie à deux, si l’un qui domine l’autre, ce n’est pas l’idéal. L’équilibre est très difficile à trouver, à certains moments, il faut faire totalement abnégation de son ‘‘soi-même’’ pour magnifier l’autre, le rendre sublime. Finalement, parfois, nous nous disons tous les deux que ce travail passionnel du répertoire à quatre mains nous aide à faire progresser notre couple.
Pour terminer, le quatre mains cache aussi une proximité, une intimité … Nous sommes presque collés l’un contre l’autre. Le moindre geste parasite dérange l’autre, le déstabilise. Il s’agit réellement d’une chorégraphie de haut vol !
Votre 1er enregistrement au disque est consacré à Franz Schubert. Pourquoi ce choix ?
En vérité, nous avons déjà enregistré au Japon un DVD consacré à des pièces de Maurice Ravel et d’Igor Stravinsky. Schubert à cette époque nous semblait encore inaccessible, peut-être à cause de la fulgurance de sa vie et du génie de son œuvre …
Votre introduction dans la Fantaisie est différente de ce que nous avons généralement l’habitude d’entendre. Quelle en est la principale raison ?
Pour être honnête, nous jouons cette Fantaisie telle que nous la ressentons. Nous avons refusé tout compromis, toute écoute extérieure pour ne nous focaliser que sur notre instinct commun. Nous sommes un couple dans la vie, parfois, des regards suffisent pour prendre des décisions. Dans la musique aussi, l’écoute et la compréhension de l’autre se passe de mot. Ce que vous entendez, c’est réellement une seule voix, un seul regard, c’est peut-être pour cela que vous la trouvez différente.
Selon vous, quelles œuvres mériteraient d’être transcrites pour 4 mains afin d’en apporter un éclairage nouveau ?
Chez le Duo Ykeda, c’est Patrick qui est le plus porté sur l’arrangement. Il écrit dès qu’il en a le temps et arrange aussi. « Roméo et Juliette » de Tchaïkovski est en préparation, cela devrait être la version pianistique du ballet …










