Publié dans la catégorie 'Piano'
Valentina Igoshina Concert à Neuruppin
22.02.2010 – Valentina Igoshina spielt Beethoven
Das Solokonzert eröffnet die Pianistin mit Ludwig van Beethovens Sonate Nr. 17 d-Moll und den Schubert-Liedern Gretchen am Spinnrad, Ständchen und Erlkönig, die Franz Liszt für Klavier arrangierte. Den zweiten Teil des Klavierabends widmet Valentina Igoshina dem großen polnischen Meister Frédéric Chopin, dessen 200. Geburtstag zwei Tage später weltweit gefeiert wird. Das Konzert findet in der Lobby des Seehotels Fontane mit Blick auf den Ruppiner See statt. Beginn ist 17 Uhr. Karten gibt es unter 03391-458459.
http://www.neuruppin.de/neuruppin.de/index.php?ArticleID=4965&StoryID=1313
Danielle Laval enregistre Francis Poulenc

Le prochain CD de Danielle Laval sera consacré à Francis Poulenc (l’un des rares compositeurs que cette grande Dame du piano n’avait pas encore enregistré).
Parution en septembre 2010
Valentina Igoshina à Vincennes le 19 février 2010

© Roman Goncharov
Vendredi 19 février à 21h, le public retrouvera celle qui fit sensation la saison passée : Valentina Igoshina
Ceux qui ont assisté à son récital Chopin l’an dernier n’en sont toujours pas revenus. Limpidité, musicalité, technique époustouflante, sensibilité… : cette pianiste française d’origine russe a été formée à la très exigeante école russe de piano et a su intégrer tout ce que notre culture plus latine a de meilleur. On se réjouit donc à l’idée de l’entendre donner sa version d’œuvres majeures du répertoire.
Valentina Igoshina commencera avec Chopin, dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance ; au menu Polonaise, Nocturne, Valses…. émerveillement garanti ! Le programme se poursuivra avec la 17e sonate pour piano de Ludwig van Beethoven – on pourra là comprendre pourquoi les grands pianistes russes ont tous été de grands beethovéniens – et trois transcriptions par Franz Liszt de Lieder de Franz Schubert.
Week-End Lontano au Théâtre Saint-Bonnet de Bourges
Le magnifique Théâtre Saint-Bonnet accueillera deux de nos artistes les 12 et 13 février 2010 pour un Week-End musical d’exception :
Valentina Igoshina le 12 à 21 h

Sylvain Blassel le 13 à 21 h

Renseignements et Reservations au 02 48 65 61 76
Site officiel: http://www.theatre-saint-bonnet.fr
Valentina Igoshina plays Chopin
Giovanni Bellucci Beethoven Volume 4
Le volume 4 consacré aux « Variations Diabelli » et à la Sonate « Appassionata » paraitra au Printemps 2010.
Récital Muza Rubackyté à Gaveau Chronique qobuz.com

Devant la salle Gaveau (16 octobre), Muza Rubackyté arrive peut avant son concert. Le pas pressé, presque nerveux. Dans quelques instants, elle sera sur la scène et jouera : Mozart (Fantaisie et Sonate), Beethoven (Sonate, Fantaisie), Chopin (Fantaisie et Sonate funèbre), Scriabine (Sonate n° 5) et Liszt (Dante fantaisie). Rien que ça. Ses classiques sont libres. Mozart ornementé, peut être trop. Muza ne cherche pas l’équilibre, si périlleux, des classiques. Elle contraste, romantise ou estompe un finale de sonate. Elle y met sa fantaisie. Puis arrive les romantiques justement : les vrais. Et là, il faut avouer ce que l’on a entendu : un souffle puissant, emporté dans l’Opus 49 de Chopin, une marche funèbre glacée et glaciale avec un finale halluciné par le spectre des autres mouvements. On a aussi entendu l’inspiration d’une cinquième sonate de Scriabine, d’un seul geste avec l’ampleur d’une sonorité ondoyée de souplesse, de noblesse. Hiératique. Enfin, sans en revenir, ce fut la Dante Fantaisie. Tenue, électrique. Diabolique. En ce soir d’octobre, Muza a embrassé Satan. Elle a signé avec le diable, Mephisto était à ses pieds. On a rarement entendu un tel récital, on n’en est toujours pas revenu : Muza est une grande pianiste car elle nous mène dans ses contrées, vallées de tempêtes, vents de naufrages sauvés. C’est une artiste inspirée, loin de toutes tentations, des modes, des trucs : elle joue sans tricher. Elle soulève par sa conviction. Cela fait du bien. Oui, Muza Rubackyté est une grande musicienne.
Récital Muza Rubackyté à Gaveau Chronique Concertclassic.com
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16 Octobre 2009 – Compte-rendu : Mûza Rubackyté en récital à Gaveau – La force pas tranquille |
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Durant les deux heures de ce récital exceptionnel par sa rareté et par sa qualité, autant que par les valeurs qu’il voulait célébrer puisque Mûza Rubackyté est considérée par la Lituanie comme l’un de ses plus emblématiques porte-parole, le public a pu méditer sur la différence qu’il y avait entre brutalité et puissance, emportement et violence, car la pianiste crée un état de choc par la couleur de son jeu. La médiatisation n’a décidément rien compris à cette étonnante figure, en laquelle se croisent tant de repères culturels européens autour d’une individualité hors normes. Peu savent la beauté farouche que cette dame blonde au beau profil de reine du XIXe siècle confère à la plus apparemment inoffensive des musiques. On se souvient notamment d’un CD Scarlatti baigné de lumière (Lyrinx), la maison de disques qui se partage ses enregistrements avec Brilliant Classics, et on découvre aujourd’hui le raffinement d’une version de chambre inédite du 4e Concerto de Beethoven (avec accompagnement de quintette à cordes), exhumée en 1996 et enregistrée en concert en mai 2009 avec le Quatuor Shanghai augmenté de l’altiste Girdutis Jakaitis. (1) Elle arrive dans ses taffetas, toise la salle toussotante de son autorité tendue, et d’emblée se jette, nous jette dans un Mozart qui n’a certes rien de gentil. Aigu, serré, son jeu ramasse les intentions du musicien en un fil conducteur qui ne se perd jamais dans les méandres de l’hédonisme. La fantaisie va mener le récital, puisque c’est l’emblème sous laquelle la pianiste l’a placé, de cette Fantaisie K457 de Mozart, suivie de sa Sonate K 310, jusqu’à Liszt (Après une lecture de Dante). Une fantaisie aussi maîtrisée qu’un cours de danse de l’école Vaganova à l’ex- Kirov, dont cette lituanienne formée à Moscou et Saint-Pétersbourg a d’ailleurs un faux air de professeur, par son maintien académique, son dos de ballerine et son port altier. On sent qu’une férule a maintenu le tempérament irrésistible de cette femme, ne donnant que plus de prix à la profondeur de ses visions : une Sonate « Clair de lune » angoissée, s’enfonçant dans la nuit avec une tristesse poignante, et menée de cette façon très particulière qu’a la pianiste de tenir les montées mélodiques comme une marionnettiste. Fantaisie encore en deuxième partie, avec Chopin et sa Fantaisie op. 49, enlevée avec une vigueur qui, sans jamais brutaliser les oreilles, a cependant imposé un toucher chargé par des excès de pédale, laissant peu de place au silence. On a envie de suggérer à l’artiste de se poser parfois un peu, de laisser le rêve tenter quelques percées dans son dur univers. Puis, avec cette ascension dramatique qui marque chez elle le conflit entre rigueur et emportement, la Sonate funèbre a déroulé ses anneaux, là aussi impitoyables, avec une marche funèbre étouffante, jusqu’au souffle glacé du dernier mouvement. La transe a ensuite monté grâce à Scriabine et son extatique 5ème Sonate, pour trouver son apogée dans la Dante de Liszt, l’un de ses chevaux de bataille : là, touchant au terme de son énorme programme, la pianiste s’est déchaînée. Et lorsque dame Mûza se déchaîne, l’on n’a qu’à bien se tenir. Une galopade pantelante, où le toucher se faisait plus dur, et la précision moindre, mais sans perdre de son pouvoir visionnaire. En bis, Bach trancrit par Busoni : pour une paix fictive, car elle a dû mettre plus longtemps pour revenir sur terre et serrer ses nombreux bouquets. Une soirée qu’on n’oubliera pas. On en est sorti bousculé, conquis plus encore que séduit. Jacqueline Thuilleux Paris, Salle Gaveau, 16 octobre 2009 (1) Concerto n°4 de Beethoven, 1 CD Lontano/dist. Warner |





