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Publié dans la catégorie 'Piano'

Récital Muza Rubackyté à Gaveau Chronique Concertclassic.com

16 Octobre 2009Compte-rendu : Mûza Rubackyté en récital à Gaveau – La force pas tranquille


Durant les deux heures de ce récital exceptionnel par sa rareté et par sa qualité, autant que par les valeurs qu’il voulait célébrer puisque Mûza Rubackyté est considérée par la Lituanie comme l’un de ses plus emblématiques porte-parole, le public a pu méditer sur la différence qu’il y avait entre brutalité et puissance, emportement et violence, car la pianiste crée un état de choc par la couleur de son jeu. La médiatisation n’a décidément rien compris à cette étonnante figure, en laquelle se croisent tant de repères culturels européens autour d’une individualité hors normes. Peu savent la beauté farouche que cette dame blonde au beau profil de reine du XIXe siècle confère à la plus apparemment inoffensive des musiques. On se souvient notamment d’un CD Scarlatti baigné de lumière (Lyrinx), la maison de disques qui se partage ses enregistrements avec Brilliant Classics, et on découvre aujourd’hui le raffinement d’une version de chambre inédite du 4e Concerto de Beethoven (avec accompagnement de quintette à cordes), exhumée en 1996 et enregistrée en concert en mai 2009 avec le Quatuor Shanghai augmenté de l’altiste Girdutis Jakaitis. (1)

Elle arrive dans ses taffetas, toise la salle toussotante de son autorité tendue, et d’emblée se jette, nous jette dans un Mozart qui n’a certes rien de gentil. Aigu, serré, son jeu ramasse les intentions du musicien en un fil conducteur qui ne se perd jamais dans les méandres de l’hédonisme. La fantaisie va mener le récital, puisque c’est l’emblème sous laquelle la pianiste l’a placé, de cette Fantaisie K457 de Mozart, suivie de sa Sonate K 310, jusqu’à Liszt (Après une lecture de Dante). Une fantaisie aussi maîtrisée qu’un cours de danse de l’école Vaganova à l’ex- Kirov, dont cette lituanienne formée à Moscou et Saint-Pétersbourg a d’ailleurs un faux air de professeur, par son maintien académique, son dos de ballerine et son port altier. On sent qu’une férule a maintenu le tempérament irrésistible de cette femme, ne donnant que plus de prix à la profondeur de ses visions : une Sonate « Clair de lune » angoissée, s’enfonçant dans la nuit avec une tristesse poignante, et menée de cette façon très particulière qu’a la pianiste de tenir les montées mélodiques comme une marionnettiste.

Fantaisie encore en deuxième partie, avec Chopin et sa Fantaisie op. 49, enlevée avec une vigueur qui, sans jamais brutaliser les oreilles, a cependant imposé un toucher chargé par des excès de pédale, laissant peu de place au silence. On a envie de suggérer à l’artiste de se poser parfois un peu, de laisser le rêve tenter quelques percées dans son dur univers. Puis, avec cette ascension dramatique qui marque chez elle le conflit entre rigueur et emportement, la Sonate funèbre a déroulé ses anneaux, là aussi impitoyables, avec une marche funèbre étouffante, jusqu’au souffle glacé du dernier mouvement.

La transe a ensuite monté grâce à Scriabine et son extatique 5ème Sonate, pour trouver son apogée dans la Dante de Liszt, l’un de ses chevaux de bataille : là, touchant au terme de son énorme programme, la pianiste s’est déchaînée. Et lorsque dame Mûza se déchaîne, l’on n’a qu’à bien se tenir. Une galopade pantelante, où le toucher se faisait plus dur, et la précision moindre, mais sans perdre de son pouvoir visionnaire. En bis, Bach trancrit par Busoni : pour une paix fictive, car elle a dû mettre plus longtemps pour revenir sur terre et serrer ses nombreux bouquets. Une soirée qu’on n’oubliera pas. On en est sorti bousculé, conquis plus encore que séduit.

Jacqueline Thuilleux

Paris, Salle Gaveau, 16 octobre 2009

(1) Concerto n°4 de Beethoven, 1 CD Lontano/dist. Warner

Muza Rubackyté en concert à Paris (Salle Gaveau) le 16 octobre 2009

Un concert unique de Muza Rubackyté à la Salle Gaveau

Mūza Rubackytė donnera le vendredi 16 octobre à 20h30 à la Salle Gaveau de Paris, un unique récital intitulé « Fantasia Quasi Sonata ». Depuis plusieurs années, la pianiste lituanienne ne s’est pas produite à Paris seule sur scène, alors qu’elle est invitée dans de nombreuses salles internationales. Le programme qu’elle propose en exclusivité pour ce concert parisien a été conçu autour de l’idée, en forme de palindrome, de la Fantaisie presque Sonate ou de la Sonate presque Fantaisie, offrant un miroir des œuvres de Mozart et Beethoven, puis de Chopin et Scriabine. « Fantasia quasi Sonata » est une pièce de Liszt, inspirée d’une lecture de Dante qui, sous les doigts de la virtuose, terminera le récital tout en lui ayant donné son titre. A l’automne sort son disque consacré à son autre auteur de prédilection et c’est une première : le Concerto N°4 de Beethoven, dans sa version pour piano et quintette à cordes (CD distribué par Warner). Renseignements et réservations par téléphone au 01 45 62 69 71. Salle Gaveau : 45, Rue La Boétie à Paris.
billetterie@sallegaveau.comM^za Rubackyté en M

Giovanni Bellucci / CD Franz Liszt Itw www.pianobleu.com

Bellucci Liszt

Franz Liszt a consacré plus de la moitié de son activité musicale à des oeuvres d’autres compositeurs, il a au total écrit plus de trois cent cinquante paraphrases, transcriptions et adaptations, sauvant et soutenant ainsi des oeuvres de l’oubli. Alors que l’on a déjà pu découvrir le talent du pianiste Giovanni Bellucci dans les transcriptions des symphonies de Beethoven par Liszt, c’est cette fois-ci des paraphrases d’opéras de Bellini et Verdi que ce même pianiste nous permet de découvrir dans cet enregistrement paru en 2000 , aujourd’hui réédité par le label Lontano. Il faut dire que peu d’interprètes se risquent à ces oeuvres d’une très grande virtuosité. Selon Martin Kalneker, auteur du livret de cet album : » La paraphrase marque chez Liszt le point d’équilibre exact entre l’altruisme du passeur ( du « promoteur », comme on dirait de nos jours), d’une sensibilité pour ce qui est dans l’air du temps , et un narcissisme certain. Car si Liszt met son talent au service des autres( de leur mélodies très exactement), il verrouille en même temps cette générosité, puisque ces transcriptions sont presque inexécutables par d’autres pianistes que lui « . Il est vrai que l’écoute de ses œuvres dont Giovanni Bellucci offre une interprétation éblouissante laissent deviner leur difficulté d’exécution, mais surtout nourrit grandement notre imagination par leurs atmosphères contrastées dont ce talentueux interprète exalte merveilleusement les différentes couleurs. Celui-ci a bien voulu répondre à quelques questions pour présenter ce disque :

Martin Kalteneker auteur du livret indique  » si Liszt met son talent au service des œuvres des autres […] il verrouille en même temps cette générosité , puisque ses transcriptions sont presque inexécutables par d’autres pianistes que lui  » … qu’en pensez vous ?

J’ai souvent entendu parler d’un esprit de divulgation, ou pire, de vulgarisation, de Liszt, lorsqu’ il présentait à son auditoire ses transcriptions d’oeuvres symphoniques au piano. Rien de plus faux. La générosité humaine de Liszt, prouvée par plein d’épisodes que tout le monde désormais connaît par coeur, n’avait rien à voir avec son désir de donner au piano des perspectives sonores les plus amples possibles. La transcription de la Symphonie Fantastique de Berlioz/Liszt, que j’ai enregistré pour Decca récemment, est sous-titrée par son auteur « partition de piano », et ce n’est pas un hasard. Concevoir un piano qui est tellement riche de couleurs et tellement puissant et capable de réaliser des complexités rythmique pareilles, a été une réussite de Liszt incroyable, en 1833, c’est-à-dire seulement six ans après la disparition de Beethoven, et cinq après celle de Schubert. Je ne veux pas affirmer que les dernières oeuvres de Beethoven, telles que la Hammerklavier, soient faciles à exécuter, bien sûr. Mais Liszt, à travers ses transcriptions et ses paraphrases a donné au piano le rôle de « Medium » extraordinaire, capable d’évoquer un univers méta-pianistique. Une façon de nourrir l’imagination des compositeurs et des pianistes des générations successives, jusqu’au XXème siècle, même.

Avez-vous eu l’occasion de voir les opéras originaux, et que pensez-vous personnellement de la « traduction » qu’en a fait Franz Liszt ?

Liszt réalise une synthèse des Opéras traités, dans ses paraphrases. Aucune de ses paraphrases ne trahit l’esprit des Opéras de Verdi ou de Bellini. Mais si vous comparez le travail de Liszt avec celui , par exemple, de son rivale Thalberg , vous verrez que là où Thalberg cherche l’effet gratuit ou profite des Airs les plus célèbres, Liszt réorganise dans chaque paraphrase un discours cohérent et logique, on dirait presque un travail d’architecte. D’ailleurs je conseille d’écouter les Réminiscences de Norma de Liszt (morceaux qui se fait remarquer par l’absence de la mythique Casta diva) juste avant de se plonger dans l’opéra de Bellini dans sa version originale complète: la compréhension de la violence de la poétique de Bellini sera immédiate, et le Tristan de Wagner vous semblera la logique conséquence du délire bellinien de Norma.

Quelle logique de construction propre à Liszt trouvez-vous dans ces différentes Paraphrases , appartiennent-elles à votre avis plus à l’univers de Liszt que celui de Verdi ou Bellini ?

Je pense qu’il faut préciser une différence fondamentale entre les Transcriptions et les Paraphrases de Franz Liszt. Il s’agit de deux façons complètement différentes d’aborder la tâche du compositeur.
Si vous prenez la partition de la Paraphrase sur Aida, d’après Verdi, par exemple, vous vous rendrez compte du fait que Liszt a largement dépassé le concept de la « Variation » ou – encore pire – du « Pot pourri » musical. Le deux moments de l’Aida choisis par Liszt, la Danse sacrée et le Duetto Finale, sont traités comme s’il s’agissait d’images d’une sorte de cinéma avant la lettre. Lorsque la Danse meurt, avec un merveilleux effet de « fade out », le Duetto naît , à travers une technique que je me permets me définir « fade in ». Tout cela est possible, grâce à l’écriture pré-impressionniste que Liszt avait déjà « inventé » lors des années 1870.

Certaines personnes ont pu notamment reprocher que Les Réminiscences de Norma ressuscitent le ton héroïque de l’opéra au détriment de son aspect dramatique , est-ce à votre avis vraiment un défaut de cette paraphrase et plus généralement quelle qualité principale doit à votre avis avoir une transcription d’opéra ?

Je ne sais pas qui a formulé ce reproche aux réminiscences de Norma: je peux vous citer l’affirmation de Ferruccio Busoni, avis que je partage tout-à fait, selon laquelle « qui n’a pas écouté la partie centrale dramatique en si mineur et son développement suivant, avec l’immense élan en
si majeur (dans les Réminiscences de Norma), ne connaît pas Franz Liszt ». Je ne pense pas que le rôle d’une paraphrases de Liszt soit celui de « passeur ». Comme je ne pense pas non plus que chaque « Transformation » ou »Variation » dans les Diabelli op. 120 de Beethoven remplisse la fonction de « passeur » du Thème , de la banale Valse de Diabelli. Toute idée nouvelle à ses racines dans le passé. Et tout passe…

Bellini était décédé lorsque Liszt réalisa ces transcriptions mais Verdi lui était toujours en vie, sait-on ce qu’en pensa ce compositeur ?

Verdi a remercié Liszt de son travail, en se félicitant notamment de la paraphrase sur Aida, par une lettre où l’italien appréciait vraiment l’originalité de la composition lisztienne. Ce qui était bien rare, vu le caractère très dur de Giuseppe Verdi, qui n’était pas tendre avec ses collègues !

Ce disque est une réédition d’un disque paru en 2000, que pensez-vous neuf ans plus tard de votre interprétation d’alors, certains pianistes n’aiment pas réécouter d’anciens enregistrements, est-ce votre cas, jouez-vous souvent ces pièces en concert et d’une manière similaire ou bien votre jeu a-t-il évolué ?

Je ne joue jamais une oeuvre deux fois de la même façon… Mais c’est ça qui rend la vie de l’interprète intéressante, riche, variée… Qui peut affirmer que nous allons vers une évolution, socialement et humainement parlant, d’ailleurs? Je ne peux que nourrir mes doutes, et travailler sur moi même pour faire en sorte que les qualités de Liszt, de Beethoven, et des autres, puissent s’exprimer à travers mon clavier. Mais ce n’est pas à moi de juger.

Vous est-il arrivé de donner des masterclasses sur ces pièces, quel est le conseil principal que vous donnez à leur interprète ?

Oui, j’ai travaillé avec des jeunes pianistes qui jouaient des paraphrases de Liszt. Mais ils s’attachent surtout aux plus simples, et aux plus populaires, d’habitudes! C’est dommage, il y a tellement d’oeuvres pianistiques à découvrir. Je conseille davantage de courage dans la constitution du répertoire pour affronter la carrière musicale.

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Muza Rubackyté Concert à Toulouse 18 Sept. 2009

L’escale toulousaine de Muza Rubackyté

Loin d’un certain clinquant médiatique, la grande pianiste franco-lituanienne mène une carrière basée sur ses profondes qualités artistiques que son éducation musicale lui a permis de développer. Née en Lituanie, Muza Rubackyté a effectué la plus grande partie de ses études au prestigieux conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Les aléas politiques subis par son pays l’ont tenue éloignée des milieux musicaux occidentaux jusqu’en 1989, année de libération des Pays Baltes. En 1989, elle remporte à Paris le Premier Prix de Piano au Concours international « Les Grands Maîtres Français » de l’association Triptyque, créée par Ravel, Dukas et Roussel.

Depuis, elle parcourt le monde, partageant ses activités entre le récital, la musique de chambre et le concert. Régulièrement invitée en France dans les festivals renommés tels que La Chaise-Dieu, La Grange de Meslay, Festival Berlioz, Les Fêtes Romantiques de Nohant, Piano aux Pyrénées, Radio-France Montpellier, Mûza Rubackyté joue avec les plus grands artistes du moment comme Vadim Repin, Yuri Bashmet, ou Jean-Philippe Collard, et sous la direction des chefs les plus prestigieux dont Valery Gergiev, Leonard Slatkin, John Nelson, Andrew Davis…
De 1996 à 1999, Mûza Rubackyté est artiste invitée en résidence à l’Abbaye de la Prée par l’association Pour Que l’Esprit Vive. En 1999 « Beethoven Archives » de Bonn lui confie la version inédite, pour piano et quintette à cordes, du Concerto n°4 pour piano et orchestre de Beethoven, version découverte en 1996 par le Dr. Küthen.

Elle choisit de l’interpréter avec le Vilnius String Quartett et vient de l’enregistrer chez Lontano (Distribution Warner Classics) avec le Quatuor Shanghaï (sortie le 2 novembre prochain).

Invitée du 3ème Congrès de la Société d’Education Thérapeutique Européenne qui tenait ses débats à Toulouse, la pianiste se produisait en récital à la Cité de l’Espace, le 18 septembre dernier, comme en avant-première de celui qu’elle donne le 16 octobre prochain à Paris, salle Gaveau.
Profonde musicalité, fluidité du toucher, implication expressive caractérisent le jeu énergique de cette artiste attachante. Sur le thème de la fantaisie musicale, Mûza Rubackyté débute son programme par une exécution haute en couleurs de la sublime Fantaisie en ut mineur KV 457 de Mozart. Dans la très fameuse sonate « Clair de lune », de Beethoven, la pianiste parcourt toute la gamme des nuances, de la poésie de l’adagio initial jusqu’au presto agitato final héroïque en forme de course à l’abîme.
A la suite de l’exaltante Fantaisie en fa mineur op. 49, de Chopin, Muzâ Rubackyté conclut (presque) la soirée sur la très célèbre sonate n° 2 en si bémol majeur, dite « Funèbre ». De la flamboyante ouverture jusqu’à la tourmente glacée du final, en passant par l’emblématique marche funèbre, tout le romantisme de Chopin est ici mis à nu.
Une ovation debout salue la performance de la pianiste qui remercie le public avec une éblouissante exécution de l’Etude Révolutionnaire de Chopin.

Serge Chauzy, classictoulouse.com

Rachmaninov Concerto pour piano n°2 (Valentina Igoshina) LIVE

Image de prévisualisation YouTube

3ème mouvement Allegro scherzando (2ème partie)

Szolnok Symphony Orchestra (Dir. Masahiro Izaki)

Week-end Lontano au Théâtre Saint-Bonnet de Bourges

Le magnifique Théâtre Saint-Bonnet de Bourges dirigé par ses propriétaires-créateurs Anne-Marie et Franck Ciup accueilleront deux artistes Lontano en 2010:

Photo Valentina Igoshina (4163)

Valentina Igoshina (piano) le 12 février (Chopin, Beethoven, Schubert, Liszt)

sylvain1

Sylvain Blassel (harpe) le 13 février (Bach)

Renseignements et réservations au 02 48 65 61 76 et sur le site du théâtre

http://www.theatre-saint-bonnet.fr/


Muza Rubackyté (piano) rejoint Lontano

Muza partitionBob Coscarelli( Chicago)

Pianiste franco-lituanienne Muza Rubackyté est née en Lituanie.

Après avoir terminé ses études au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, elle est lauréate du fameux concours All Union à Saint-Pétersbourg, qui élit les meilleurs musiciens d’Union Soviétique. Elle remporte en 1981 le Grand Prix du Concours international de piano de Budapest Liszt-Bartok.

Elle entre alors dans la résistance lituanienne, ce qui lui vaut d’être privée de passeport jusqu’en 1989, date à laquelle elle peut quitter I’URSS.

En 1989, elle remporte à Paris le Premier Prix de Piano au Concours international Les Grands Maîtres Français de l’association Triptyque, créée par Ravel, Dukas et Roussel.

En France Mûza Rubackyté est régulièrement l’invitée de festivals renommés tels La Chaise-Dieu, La Grange de Meslay,Festival Berlioz, Les Fêtes Romantiques de Nohant, Piano aux Pyrénées, Radio-France Montpellier

Outre des concerts donnés à Paris Salle Gaveau, Théâtre des Champs-Élysées, Salle de l’Unesco, elle se produit fréquemment à l’étranger dans des lieux aussi prestigieux que le Wigmore Hall de Londres, l’Opéra de Santiago du Chili, Grand Rex et l’Opera de Buenos-Aires, Salel de la Philharmonie à Lima, le Concergebouw d’Amsterdam, l’Opéra du Caire et d’Alexandrie en Egypte, Beethoven Haus à Bonn, la Salle de la Philharmonie de Saint-Pétersbourg ou la Salle Tchaïkovski de Moscou.

Elle joue en récital et en musique de chambre avec notamment V. Repin, Y. Bashmet, J.-P. Collard, C. Henkel ou T. Papavrami…et donne également des concerts aussi sous la direction de grands chefs internationaux tels V. Gergiev, P. Kogan, D. Kachidze, V. Jordania, S. Lano, P. Bay, K. Schermerhorn, G. Zimmermann, U. Segal, L. Slatkin, J. Nelson, A. Davis, D. Haendel etc., Elle partage l’affiche avec les formations européennes : Orchestre de Chambre de Laussane (Suisse), Orchestre des Flandres (Belgique), de l’Opera de Maribor (Slovénie), Orchestre du Teatro Colon de Buenos Aires, Orchestre de l’opera de Santiago du Chili, Orchestre Nationale de Aucland (NZ), ainsi que avec les formations françaises : Orchestre National du Capitole de Toulouse, La Garde Républicaine, Ensemble orchestral de Paris et les orchestres de Bretagne, d’ Auvergne, de Douai, de Lorraine, etc. ; également qu’aux USA, avec les orchestres de Newport, Portland, Houston, Nashville, North Carolina, Canton, Austin, Virginia, National Symphony of Washington, Detroit etc.

De 1996 à 1999, Mûza est artiste invitée en résidence à l’Abbaye de la Prée par l’association Pour Que l’Esprit Vive.

En 1999 « Beethoven Archives » de Bonn lui confie la version inédite, découverte par le Dr.Küthen en 1996, du Concerto N°4 pour piano et orchestre de L. van Beethoven pour piano et quintette à cordes. Elle choisit de l’interpréter avec le Vilnius String Quartett.

Mûza Rubackyté est actuellement professeur des Universités à la Faculté Nationale de Lituanie. Elle donne des master classes à l’Académie Gyorgy Sebök (France), à Heek (Allemagne), Arnhem (Pays-Bas), au Conservatoire Russe de Paris, au Conservatoire National de Lettonie, aux USA (Universités du Portland, de Houston…) à L’Université de Santiago du Chili etc.

La discographie de Mûza contient dix enregistrements chez Lyrinx et Marco Polo. Le coffret de l’intégrale des « Années de Pèlerinage » de F. Liszt paru chez Lyrinx. (Distr. Abeillemusique) a reçu l’accueil enthousiaste de la presse internationale.

L’enregistrement des Sonates de Chopin et Rachmanivov avec H. Roelofsen (contrebasse) est paru début 2006 chez Brilliant Classics.

Le double CD des 24 Préludes et Fugues op.87 de Dimitri Chostakovitch édité et diffusé en 2007 chez BRILLIANT CLASSICS rencontre un véritable succès. Ses enregistrements d’oeuvres pour piano et musique de chambre de César Franck (CD et 2CD) chez Brilliant Classics sont paru le 10 juillet 2008. Ce disque en soliste a été sélectionné pour faire partie de The Ultimate Piano Collection of the Century, 100 CD Brilliant Classics.

Son très large répertoire couvre plusieurs époques et contient des musiques de styles très variés. À ce jour elle peut interpréter quarante concertos pour piano et orchestre et proposer une trentaine de récitals différents.Mûza Rubackyté figure dans le Nouveau dictionnaire des interprètes (Ed. Fayard) ainsi que dans AMG (American Music Guide.

En 1998, le Président de la République lituanienne a remis à Mûza Rubackyte la Légion d’Honneur pour son action pour l’Indépendance de la Lituanie, en 2006 le prix de l’ Institut de Lituanie « Les muses de Lituanie » lui a été décerné pour sa contribution à la diffusion de l’identité lituanienne dans le monde ainsi que, récemment le Prix National pour le rayonnement de la culture lituanienne dans le monde, pour lequel elle a été distinguée parmi les huit plus hautes personnalités de son pays

En 2009 Vilnius a reçu le label Capitale européenne de la culture. Muza Rubackyte a été nommée officiellement ambassadrice de cet évènement et, à cette occasion, crée « Vilnius piano festival », dont elle assure la direction artistique. Le 8 juin 2009 elle y a interprèté l’ intégrale des Années de Pèlerinage de F. Liszt qu’elle a ensuite donnée au Théâtre du Capitole de Toulouse et à Varsovie.

Divers concerts en France et à l’étranger sont donnés dans le cadre de cette année exceptionnelle. M. Rubackyté a représenté la Lituanie sur de prestigieuses scènes du monde : récital à Wigmore Hall de Londres, Salle Gaveau à Paris, deux concertos de F. Liszt à la Chapelle Saint-Louis-des-Invalides accompagnée par l’Orchestre de la Garde Républicaine française. A Detroit (USA) elle s’est produite avec l’Orchestre Philharmonique de Detroit sous la direction de Leonard Slatkin.

De nombreux projets internationaux sont en cours. En France ses projets à ce jour sont :

- le 16 octobre 2009, Salle Gaveau à Paris, récital FANTASIA QUASI SONATA (fantaisies et sonates de Mozart, Beethoven, Scriabine, Chopin et Liszt)

- En octobre 2009, sortie du CD Concerto N° 4 de L. van Beethoven, dans sa version pour piano et quintette à cordes avec le Quatuor Shanghaï (édition Lontano, distrib. Warner Classics).

- Les 24 et 25 juillet 2011 à l’Opéra Bastille à Paris : l’intégrale des Années de Pèlerinage de F. Liszt, en trois concerts chaque jour.

Pour en savoir plus : www.rubackyte.eu

Giovanni Bellucci interprète Franz Liszt

SORTIE NATIONALE LE 14 SEPTEMBRE 2009

Valentina Igoshina à Macao

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MACAO ORCHESTRA  Friday, 05 June 2009



Classics Series

“The Great Symphony” Concert

One of the most outstanding modern-day classical pianists, Valentina Igoshina, “the new star of the legendary Russian piano school” is joining the Macao Orchestra and Conductor Lü Jia on stage tomorrow at 8pm at the Macao Tower Auditorium.
Valentina  shows in each of her performances the difference between being a good pianist and being an artist. Macao will be subject to the mesmerizing effect of seeing a true creative spirit in action.
The challenge that Igoshina will face tomorrow evening constitutes an exponential model  of ’s virtuosic and orchestral writing. The composer’s Second Piano Concerto is widely considered to be his masterpiece and has even been compared to Tchaikovsky’s famous Piano Concerto No.1. colourful harmony and appealing melody, together with its combination of both classical and romantic styles, produce a sense of special enchantment and make it the most beloved piano concerto in Russia and one of the most popular around the world.
After seeing her performance of ‘Rach 2’, music critic Mario Cordova said “Valentina Igoshina proved to be a pianist of the highest order whose brilliant technical ability brought an indisputable triumph when playing the famous and complex Rachmaninov No. 2.” (Las Ultimas Noticia, 2007).
Valentina Igoshina has participated in numerous recitals and musical festivals all over the world, consistently giving rise to the most enthusiastic critical acclaim.
Igoshina has been invited by such famous orchestras as BBC Scottish Symphony Orchestra in the United Kingdom or the Concertgebouw Royal Orchestra in Amsterdam. She has also participated in various recordings and has received countless international awards, which renders her career one of the most vertiginous and exciting ones in the classical pianistic panorama. Tomorrow’s concert will certainly confirm it once again.
In addition to Rachmaninov’s Concerto, the repertoire will also feature Franz Schubert’s Symphony No. 9 (“The Great”), whose vigorous rhythm expresses the fervor of passion and the vitality of youth. With this work of genius, Schubert reached the height of his poetic conception and imagination. A wonderful piece, with which the Macao Orchestra is sure to enthrall the audience at the Macao Tower Auditorium.
Tickets for the concert are available at all Kong Seng Ticketing outlets at MOP 120, 80 (Telephone Bookings: 2855 5555). 40% discount is available for the Friends of the Macao Orchestra. More information at: www.icm.gov.mo/om.

5 questions au Duo Ykeda

A quelques jours de la parution de leur CD dédié à Franz Schubert, le Duo Ykeda répond en avant-première à 5 questions :

Jouer à 4 mains, cela signifie partager avec l’autre le piano mais aussi et avant tout concevoir une interprétation ensemble. Comment travaillez-vous l’approche musicale d’une œuvre ?

On vit avec la musique, elle évolue avec nous et nous changeons avec elle. Pour ce CD dédié à Franz Schubert, on peut parler de vingt années au moins de ‘‘vie commune’’. De cette lente maturation naît au fil du temps des approches multiples. La première, celle que nous privilégions est instinctive. Ensuite, un passage obligé par l’analyse nous emmène aussi sur les traces de la vie du compositeur, sur la compréhension de son cheminement musical et humain.

Pour un artiste, quelles sont les principales différences entre interpréter une pièce pour 2 pianos et une autre à 4 mains ?

L’espace vital ! À quatre mains, il faut accepter de TOUT partager : le clavier, les pédales, le son, l’espace. C’est un travail sur soi, c’est une vraie histoire de couple. Il y a probablement cette même problématique dans la vie à deux, si l’un qui domine l’autre, ce n’est pas l’idéal. L’équilibre est très difficile à trouver, à certains moments, il faut faire totalement abnégation de son ‘‘soi-même’’ pour magnifier l’autre, le rendre sublime. Finalement, parfois, nous nous disons tous les deux que ce travail passionnel du répertoire à quatre mains nous aide à faire progresser notre couple.

Pour terminer, le quatre mains cache aussi une proximité, une intimité … Nous sommes presque collés l’un contre l’autre. Le moindre geste parasite dérange l’autre, le déstabilise. Il s’agit réellement d’une chorégraphie de haut vol !

Votre 1er enregistrement au disque est consacré à Franz Schubert. Pourquoi ce choix ?

En vérité, nous avons déjà enregistré au Japon un DVD consacré à des pièces de Maurice Ravel et d’Igor Stravinsky. Schubert à cette époque nous semblait encore inaccessible, peut-être à cause de la fulgurance de sa vie et du génie de son œuvre …

Votre introduction dans la Fantaisie est différente de ce que nous avons généralement l’habitude d’entendre. Quelle en est la principale raison ?

Pour être honnête, nous jouons cette Fantaisie telle que nous la ressentons. Nous avons refusé tout compromis, toute écoute extérieure pour ne nous focaliser que sur notre instinct commun. Nous sommes un couple dans la vie, parfois, des regards suffisent pour prendre des décisions. Dans la musique aussi, l’écoute et la compréhension de l’autre se passe de mot. Ce que vous entendez, c’est réellement une seule voix, un seul regard, c’est peut-être pour cela que vous la trouvez différente.

Selon vous, quelles œuvres mériteraient d’être transcrites pour 4 mains afin d’en apporter un éclairage nouveau ?

Chez le Duo Ykeda, c’est Patrick qui est le plus porté sur l’arrangement. Il écrit dès qu’il en a le temps et arrange aussi. « Roméo et Juliette » de Tchaïkovski est en préparation, cela devrait être la version pianistique du ballet …

À propos de Lontano-Productions

Créée en 2005 par Pierre-Alexandre Mati, la Société Lontano est née de l’attente de musiciens, internationalement reconnus, et de leur désir de faire partager leur sensibilité artistique avec le public.
Afin de compléter notre métier, qui était à l’origine essentiellement consacré à la production discographique (Distribution mondiale, Warner Classics and Jazz) et à la réalisation de spectacles musicaux avec projection d’images (”Armenia” dont la 1ère avait été donné au Théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet de Paris), les dirigeants actuels ont souhaité développer parallèlement une activité dédiée à la production et à la co-production de concerts Classique et Jazz.
Lontano est ainsi devenu Lontano-Productions.

Avec le soutien de nos partenaires historiques (Warner Music, Mezzo, Radio Classique, Les Productions Internationales Albert Sarfati …), chaque projet musical est pensé et réalisé en parfaite adéquation avec les exigences artistiques des Artistes de notre label pour un plaisir partagé.